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A Colombier , j`ai eu un pépin qui m`est resté un mauvais souvenir ! Il y avait un meeting avec de vieux avions . Mes paras désirèrent être présent . Ce jour-là , il y avait un très fort Joran . Trop de paras s`entassèrent sur mon dos , debout , puisqu`il n`y a pas de siège . A l`atterrissage , je devais très fortement contrer le vent de travers . Alors que nous étions posés sur la piste , une rafale de Joran a soulevé l`aile droite , précipitant mes paras les uns sur les autres à gauche , ce qui rendit un rééquilibrage de l`avion impossible . L`aile gauche toucha le sol , heureusement que la vitesse de l`avion était déjà très réduite . Il est clair que je n`aurais pas dû accepter autant de monde sur mon dos , Do-27 .
Pendant l`hiver le vieux Do-27 était remisé à Môtiers ( meilleur marché ) . Début mars 1981 , nous sommes allé en voiture le réveiller . La batterie était à plat ! Accouplant 2 voitures proche de l`avion , avec des câbles de démarrage en série , nous avons rechargé quelques minutes la batterie 24 V= de l`avion ! Après avoir vu que tous les éléments de la batterie étaient en ordre , à nouveau accouplés , j`ai démarré l`avion . Seuls un ou 2 cylindres répondirent , le moteur ne tournait pas rond du tout , tout l`avion fut violemment secoué pendant une petite minute , et miracle le moteur se mit à ronronner normalement . Seul ennui , la montre et le badin anormalement secoués avaient perdu des pièces . Après avoir libéré l`avion des autos , le moteur s`est gentiment réchauffé . Après avoir fait un tour de piste seul , les paras venus assister au réveil de leur avion , ont fait quelques sauts . A la fin du mois , nous avons constaté que l`avion a démarré sans l`aide d`autos ! Il fut ramené à Kappelen , où il passait ses repos bâché . Les instruments endomagés furent réparés .
Quelque temps plus tard , avec ce même vieux Do-27 , lors d`un vol pour des sauts à Bellechasse , l`envol à Kappelen m`a surpris , une secousse sur le manche à balai , suivi d`un nez lourd de l`avion , m`a obligé de tirer anormalement le manche pour maintenir le vol ascendant . Un de mes paras , a vu vers l`arrière que la gouverne de profondeur gauche s`était désentoilée ! J`ai dit à mes paras que nous gagnerons de l`altitude , et qu`ils se préparent à sauter si je l`exige . J`ai pu larguer à Bellechasse , et m`y poser en faisant une approche très plate pour ménager le reste de l`entoilage de queue . Il fallut procéder à la réparation sur place, tout envol eut été trop risqué !
Autre surprise , je reçus un téléphone de mes paras un vendredi après-midi à ABB-Oerlikon . Ils désiraient sauter par surprise près de Frauenfeld , pour assister au mariage d`un des leurs ! J`ai obtenu l`autorisation de quitter mon travail une heure plus tôt , et les paras me prenaient à la gare de Bienne , pour décollage vers 1700 h. Ils voulaient sauter à 1745 h. Je n`avais aucun attribut de pilote avec moi , je savais qu`autour de Kloten , les opérateurs radio obligeront à tout un tas de détours . En vol , par Granges , j`ai eu la longueur d`onde de Kloten info. Ils m`ont fait tourner Waldshut , les Chutes du Rhin de Schaffouse et Seuzach , avec de nombreux changements de longueurs d`ondes , et donc d`opérateurs , peu pressés de s`annoncer ! Pour larguer à l`heure , je ne pouvais pas attendre , si bien que je larguais à Frauenfeld , alors que je m`annonçait encore qu`à Seuzach . A mon retour , la même valse d`opérateurs radio recommençait , et j`étais toujours au-delà des positions que j`annonçais ! Un des opérateur m`a demandé quel avion je volais ! Un ancien Do-27 de l`armée , lui dis-je , et il me laissa en paix .
Une autre fois , après de nombreux largages à Beromünster , un immense orage venait de l`ouest ( c`est toujours le cas ) . Nous voulions regagner Kappelen avant la nuit . Sitôt après le décollage , une pluie intense nous a privé de vue vers l`avant , et le cockpit étant tout sauf étanche , ma connaissance du terrain fut nécessaire pour éviter les collines sur notre chemin , car il fallut rester très proche du sol dans ces conditions ! Peu avant Granges , l`orage avait passé , mais nous étions trempés ! Mais tous étaient très contents .
Vers la fin de mes engagements avec les paras , le Do-27 de l`armée fut si gravement endommagé par un des jeunes pilotes , qu`il ne put être réparé . Les paras de Granges ont parfois mis leur Do-27 ( aussi de l`armée ) à notre disposition , mais la plupart du temps , seul le vieux Do-27 était à disposition .
Le Phantom Para-club devint Swiss-Bogie , avec Henri Schurch comme seul chef . Il s`est procuré un Pilatus-Porter . Il m`a demandé de faire la transition Porter . Il était exigé une transition de 15 jours . J`avais 64 ans et demi , et j`aurais dû être professionnel , donc à 65 ans j`aurais dû arrêter . J`ai donc renoncé à faire cette transition . Henri , quelques années plus tard , vole lui-même son avion ! Bravo .
Du 18.7.76 au 9.5.87 , j`ai largué 4431 paras .
Dès 1987 , j`ai maintenu ma licence de vol voilure fixe , avec le Piper de l`avia Lausanne basé à Yverdon et avec un petit et un grand Robin de Neuchâtel ( avant Colombier ) .
Plusieurs de mes amis vinrent avec moi découvrir notre beau pays . 3 vols par an , suffisaient à maintenir ma licence , car seules 6 heures de vol par an suffisent , lorsqu`on est expérimenté
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Fin octobre 1990 , PA.Lautenschlager , ami Rotarien désirait faire un vol avec ses filles .Rendez-vous fut pris vers 1500 h. à La Neuveville . A cette heure , par téléphone , il me dit qu`il pensait que le brouillard ne permettrait pas le vol ! Mais c`était possible , et il vint , malheureusement un peu tard . ce n`est qu`à 1612 h que nous partîmes de Neuchâtel . Nous avons passé sur le brouillard en remontant le Niremont , pour voir un magnifique couché de soleil ! Enthousiasmés , ils désirèrent aller jusqu`au Mont Blanc . A ce moment, j`aurais déjà dû être en approche à Neuchâtel , puisque le soleil allait se coucher ! ( riposo ½ h avant ce coucher ) . Le mal était de toute façon fait . J`ai donc continué via l`Aiguille du Midi et Aoste pour revenir par le Grand Combin . Là , le Cervin était encore majestueux , malgré la nuit tombante . Pierre-André me demanda de faire un détour vers cette majesté ! Je lui fis remarquer que le carburant nous manquerait . Pensant gagner du temps , j`ai essayé de voir si la descente via Bulle était possible , mais aucune lumière du sol n`était visible .
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Ce n`est que revenant vers Monthey qu`il fut possible de passer sous le brouillard . En vol bas , par Epalinges – Echallens – Yvonnand et Estavayer , nous avons croisé le lac pour arriver directement sur l`aérodrome
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. Il est clair que j`avais déjà testé mon phare d`atterrissage . Je ne l`ai allumé qu`un petit moment , pour éviter les arbres au sud de la place . Les autos avec leurs phares sur la route au nord de la piste m`ont permis de me poser sans problème au début de la piste-ouest , après un joli contour 90° à droite , tout en ayant juste le minimum de gaz pour éviter le bruit . Après avoir arrêté le moteur devant la baraque de start , nous nous sommes présenté aux 2 personnes qui nous attendaient . Où est l`avion , demandèrent-ils ? Il est ici devant pourquoi ? Nous n`avons rien entendu , comment êtes-vous arrivés ? Si on maîtrise son avion , il n`y a pas de problème de bruit la nuit . Allez-vous me dénoncer , ai-je demandé ? Non ,non , nous aurons un tel tas de réclamations qu`il ne sera pas possible d`éviter une dénonciation ! Je les ai remercié …. Et il n`y eut pas de réclamation , et ils ne m`ont pas dénoncé . Il faut dire qu`avec mon garagiste et son avion privé , nous nous étions déjà posé de nuit à Neuchâtel , mais personne ne nous y attendait !
Par la suite , tandis que plusieurs accidents avec des pilotes âgés avaient eu lieu , mes passagers me demandèrent souvent si je me sentais bien ! j’ai eu vite mare avec de telles questions, si bien qu`en 1994 , je n`ai plus renouvelé ma licence .
Le 29 mai 1989 , par Claudine qui a parlé avec Paul Leuthold , un de mes amis Divisionnaire , lors d`un meeting à Dübendorf , j`ai eu le plaisir de faire un vol Tiger avec notre fils Marc . Pour ce faire , j`ai dû faire un contrôle FAI à Dübendorf . A Payerne , j`ai reçu un équipement adéquat . Je ne connaissais aucun des mécanos , j`étais d`une autre génération ! Sur le siège derrière Marc , j`avais bien plus de place que sur un Venom . Le start fut si tranquille , que j`avais l`impression d`être dans un avion fait pour voler . J`avais dit à Marc que ce vol devait être un vol normal d`entraînement pour lui . Un de ses camarades a fait la cible , tandis que nous avons fait une douzaine d`attaques sur lui . Malgré le soleil , aucune attaque ne fut loupée . J`ai suivi plusieurs attaques en regardant l`avion-cible comme nous le faisions sur Venom , et plusieurs autres en passant alternativement de l`écran-radar au visuel . Quel plaisir ! J`avais seulement dit à Marc de ne pas tirer au-delà de 4 à 5 g ! A cause de mon dos abîmé !
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Après ces attaques , l`avion-cible s`est éloigné , et au sud de Sion , Marc m`a laissé les commandes , je voulais voir ce qui se passe en restant en vol vertical , lorsque la vitesse est nulle ! Je dis à Marc , qu`avec le Venom une vrille serait inévitable , qu`il faudrait retirer les gaz . Marc me dit , pas de problème , laisse les gaz , l`avion se mettra tout seul en piqué , et dans les secondes qui suivirent , après être descendu de 10`000 m à vitesse 0 , Marc ayant repris les commandes , on passait tout prêt d` une crête de montagne pour remonter à 10`000 m avec post-combustion ! Imposant ! La minute suivante , on se posait à Sion , pour un durchstart , et nous regagnions Payerne . Marc fit un nouveau durchstart , suivi d`un envol vertical , avant de reposer définitivement . Décidément les progrès réalisés en aviation sont époustouflants. ! Le 3 avril 1992 , Philippe Schuler a demandé pour son dernier vol hélicoptère , de pouvoir inviter quelques uns de ses vieux amis . Avec Nicodet qui volait Al-II avec moi , nous avons pu voir que la maîtrise héli. ne se perd pas , même si nous étions sur Al-III . Philippe nous a laissé successivement tâter le Pitch et le Manche !
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Northrop F5 F “Tiger” biplace
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2001 Blaise et son fils Marc qui fut commandant d’une escadrille de “Tiger F-5”
Organisateurs de la visite de l’Amicale 4 à Tourtemagne sur ce qui fut son aérodrome de service.
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Le 29.8.92 , Henri Schurch m`a avisé qu`il organisait des sauts en tandem depuis un Super-Puma à Kappelen . Je me suis annoncé . C`est Peter Heimberg qui m`a accompagné . Je savais qu`à l`ouverture du parachute , la décélération provoquerait une forte sollicitation pour mon dos , mais ce fut supportable . La descente en chute libre est à vivre au moins une fois , et je l`ai faite . Je comprends tous les plaisirs que vivent les paras ! C`est magnifique.
Blaise Perrenoud
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